De la philosophie du sujet au sophisme post moderne
Lorsque qu’avec le temps l’espace d’affection mutuelle se modifie,
Changer d’approche, cela ne veut pas dire changer d’avis. Quand on répare le filtre à air d’un moteur et que l’on s’aperçoit que le carburateur est cassé, et bien on laisse tomber le filtre à air pour un moment, pour s’attaquer au carburateur. Cependant, les deux sont fortement liés (conceptuellement et par un coude à air). Ainsi, dans les textes de la philosophie du sujet, on retrouve l’approche sophiste, et le post modernisme. Le post modernisme se retrouve dans le travail sur la subjectivité, sur l’unicité. Et qu’est ce que le sophisme ? Un questionnement, une relativisation, puis une appropriation des mots. Une considération du mot comme média Ce que je fais tout au long des premiers textes. J’interroge un mot, je le dévalorise (j’enlève les valeurs qui lui sont associées), je le place dans son episteme. Puis je change le sens, je lui choisis un sens qui me convient. Le mot étant un media, à vrai dire le media politique par excellence, il faut alors prendre un outil adapté : le sophisme : une réflexion approfondie sur les médias.
Si on accepte la définition de media du premier des sophistes post modernes, Marshall McLuhan, le media est le message. C'est-à-dire : le message du media est différent du message du contenu de ce media. Ainsi, par exemple, le message de la télévision comme média est sommairement que la réalité est premièrement fortement visuelle et auditive, et que deuxièmement ce qui est réel est ce qui est montré. Ce message est ce qui fait changer
Est donc média tout ce qui modifie notre Culture personnelle (notre organisation subjective et imaginée de la matière). L’environnement est donc media par excellence. D’où découle logiquement la nécessité d’une écosophie, c'est-à-dire la redéfinition du corps. Le corps n’est que l’élément en apparence le plus stable de notre environnement. Le plus stable visuellement. Et le corps est le premier media ! C’est lui par son unicité qui porte le message de la subjectivité. Mais quand on parle de corps, il faut comprendre que le corps dont je parle est un corps post moderne. En effet, comment dissembler mon corps et ce qui l’entoure ? Les deux sont parties intégrante d’un même media, d’un même message. Non, mon corps est la matière qui forme mon corps et la matière qui forme mon environnement. La terre, les végétaux, les animaux et autres insectes, autrui. Ici survient le surhomme, le dépassement de la conception moderne de l’homme. L’environnement est le corps, et le corps est l’environnement. Et avec la globalisation le corps s’étend au globe, à la planète Terre. Si l’on associe sans aucun jugement de valeurs qui soit, nietzschéisme oblige, l’ère théologique et magique comme l’enfance de l’humanité, l’ère idéologique et humaniste comme son adolescence (croissance de plus en plus puis de moins en moins rapide, déstabilisation, changements brusques, changement dans le rapport à la sexualité…) alors le corps post moderne est celui de l’adulte.